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Diesel et ZFE : pourquoi les utilitaires restent à 91,6 % au gazole, et ce que cela change pour votre vieux diesel

Le diesel pèse encore 91,6 % des utilitaires légers malgré les ZFE. Ce que cela change pour votre vieux diesel : Crit'Air, revente, mise à la casse.

Diesel et ZFE : pourquoi les utilitaires restent à 91,6 % au gazole, et ce que cela change pour votre vieux diesel

Votre vieux diesel est dans le viseur des ZFE, et pourtant le gazole ne disparaît pas partout : 91,6 % des 6,6 millions d'utilitaires légers roulent encore au diesel. Ce paradoxe ne vous protège pas des restrictions Crit'Air, mais il éclaire le marché avant de décider de garder, vendre ou casser.

En bref

  • Au 1er janvier 2026, 91,6 % des 6,6 millions d'utilitaires légers roulent encore au diesel, contre 95,6 % en 2019.
  • Les ZFE écartent progressivement les diesels anciens : Crit'Air 3 d'abord, puis Crit'Air 2 dans certaines métropoles.
  • Le Renault Master électrique ne devient intéressant qu'au-delà de 100 000 km, pour 3,6 % d'avantage à 120 000 km.

Le chiffre clé : 91,6 % des utilitaires légers en circulation roulent encore au diesel au 1er janvier 2026.

Le diesel pèse encore 91,6 % du parc d'utilitaires légers

Au 1er janvier 2026, environ 6,6 millions d'utilitaires légers circulent en France. Près de 91,6 % d'entre eux roulent au gazole. Les modèles 100 % électriques ne représentent que 2,3 % du parc.

Le recul existe : le diesel pesait 95,6 % du parc en 2019. Mais il part de si haut que le paysage reste presque entièrement diesel. Côté voitures particulières, l'image est inverse : le gazole ne fait plus qu'environ une voiture neuve sur vingt.

Pour vous, cela veut dire une chose : « la fin du diesel » ne décrit pas tout le marché. Elle décrit surtout les voitures de particuliers et les centres-villes où les ZFE se durcissent.

Neuf et flottes : le gazole recule sans perdre la majorité

Sur les utilitaires neufs, la part du diesel est passée d'environ 93 % en 2019 à 83 % en 2022, puis à 75,5 % au premier semestre 2026. Près de quatre utilitaires neufs sur cinq fonctionnent donc encore au gazole.

Les flottes d'entreprise vont un peu plus vite. Leurs achats de diesel sont tombés de 92 % des transactions au premier semestre 2019 à 70 % au premier semestre 2026. Les hybrides y pèsent 8 %, et l'essence est passée de 5 % à 7 %.

IndicateurAvantAujourd'hui
Parc roulant d'utilitaires au diesel95,6 % (2019)91,6 % (1er janvier 2026)
Utilitaires neufs au diesel93 % (2019)75,5 % (1er semestre 2026)
Achats des flottes au diesel92 % (1er semestre 2019)70 % (1er semestre 2026)

Le marché bouge, mais par étapes. Le diesel reste massif, ce qui explique que sa disparition annoncée prenne autant de temps.

Les usages et les coûts expliquent pourquoi le diesel tient bon

Le gazole tient d'abord pour une question d'usage. Les missions à longues distances quotidiennes ou à forte charge restent difficiles à confier à l'électrique, surtout sur les grands fourgons.

L'argent joue aussi. Selon une étude de coûts d'usage, sur six comparaisons entre utilitaires, l'électrique l'emporte en coût total dans quatre cas, quel que soit le kilométrage. Mais sur un grand fourgon comme le Renault Master, la version électrique ne devient plus intéressante qu'au-delà de 100 000 km, avec un avantage limité à 3,6 % à 120 000 km.

Les entreprises restent prudentes. Pour 2030, elles anticipent encore environ 72 % d'utilitaires à l'essence ou au gazole. Dans trois ans, elles ne prévoient que 15 % de véhicules 100 % électriques dans leurs flottes.

En ville, les ZFE visent d'abord les diesels les plus anciens

En ville, la donne change. Les ZFE excluent progressivement les diesels les plus anciens. Les vignettes Crit'Air 3 sont restreintes, puis, dans certaines métropoles, les Crit'Air 2.

Voilà le vrai paradoxe : le diesel domine chez les professionnels, mais cela n'empêche pas les règles locales de se durcir. Si votre diesel porte une Crit'Air 3, il est en première ligne. S'il porte une Crit'Air 2, tout dépend de votre métropole.

Les alternatives se multiplient, de la fourgonnette Renault Kangoo E-Tech au Renault Master E-Tech ou au Peugeot E-Expert, pensés pour la livraison du dernier kilomètre. L'entretien d'un électrique est par ailleurs estimé 30 à 40 % moins cher que celui d'un équivalent diesel.

Vieux diesel : circulation, revente et casse, dans cet ordre

Si vous possédez un diesel ancien, trois questions se posent, et l'ordre compte.

  • Circulation : repérez la vignette Crit'Air de votre véhicule et les règles de votre métropole. La Crit'Air 3 est déjà visée, la Crit'Air 2 l'est dans certaines villes.
  • Revente : chez les professionnels, le diesel reste majoritaire, la demande n'a donc pas disparu pour les utilitaires. Pour une voiture de particulier, le marché a basculé : ne comptez pas sur la même demande.
  • Casse : si votre diesel est exclu de la zone où vous roulez et ne trouve pas preneur, confiez-le à un épaviste agréé plutôt que de le laisser immobilisé.

La cote d'un véhicule et les aides à la casse varient selon le modèle et le lieu. Demandez une estimation locale et vérifiez les aides en vigueur avant de trancher.

Vos questions

Le diesel va-t-il bientôt disparaître des utilitaires ?

Non, pas à court terme. Au 1er janvier 2026, 91,6 % du parc d'utilitaires légers roule encore au gazole, et les entreprises prévoient environ 72 % d'utilitaires essence ou diesel en 2030.

Mon diesel ancien sera-t-il interdit dans les ZFE ?

Les ZFE excluent progressivement les diesels les plus anciens. Les vignettes Crit'Air 3 sont restreintes, puis, dans certaines métropoles, les Crit'Air 2. Vérifiez donc votre vignette et les règles de votre métropole.

L'électrique est-il plus rentable qu'un diesel pour un utilitaire ?

Cela dépend de l'usage. Dans une étude, l'électrique gagne en coût total dans quatre cas sur six, mais un grand fourgon comme le Renault Master ne devient intéressant qu'au-delà de 100 000 km. L'entretien est estimé 30 à 40 % moins cher.

Sources : Auto Plus.

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Rédigé par

Léo Mercier

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